En 2010, la majorité du Conseil Général a décidé : ni subventions aux communes, ni subventions aux associations, réduction des aides tout azimut ! ! En 2010, Hervé Gillé l'a confirmé sur O2 Radio hier : "le Conseil Général n'engagera aucun nouveau programme d'investissement". Au risque de se tirer une balle dans le pied. Au risque de briser l'économie du département de la Gironde.

Pour ce qui est des aides aux communes (sauf le FDAEC qui est maintenu), la position du Président du Conseil Général s'assimile à une "double peine". Car, non seulement, il annonce aux communes qu'il ne pourra vraisemblablement pas les aider sur leurs projets d'investissement, mais, qui plus est, il leur annonce qu'il ne délivrera pas de dérogation leur permettant de commencer les travaux sans attendre une réponse définitive du Conseil Général... Les investissements communaux sont donc bloqués !

Tout cela n'a pas de fondement, comme je l'ai expliqué lors du débat d'orientations budgétaires car les finances du Conseil Général sont bonnes. Imaginez qu'en 2008, la dette était deux fois supérieure à l'épargne brute. Fin 2009, avec la crise, la dette était égale à 5 fois l'épargne brute ! Combien d'entreprises, combien de ménages, aimeraient avoir de tels ratios d'endettement ?

Depuis 10 ans, le Conseil Général s'est désendetté avec la manne des droits de mutations. En 2009, il a participé au plan de relance voulu par le gouvernement et sa dette a de nouveau augmentée. Rien de plus normal. Et puis le Conseil Général vient de faire restaurer l'hémicycle et le restaurant des élus (1,7 millions d'€), vient de refaire la climatisation de l'Hôtel du Département (13,5 millions d'€), vient de construire un nouvel Hôtel du Département (54 millions d'€), ... Tous ces investissements sont autant de preuves de la bonne santé financière de notre collectivité !


Yves d'Amécourt
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