Gironde Avenir

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vendredi 30 mars 2012

Intervention de Monsieur J.P. Baillé sur le vote du taux de fiscalité 2012

baille.jpgMonsieur le Président, Chers Collègues,

J’ai lu, puis écouté avec beaucoup d’attention l’argumentation justifiant la majoration de 3.5 % de la TFB. Tout d’abord, je retiens de l’intervention de Jean-Jacques Paris qu’à son avis, devant le résultat de 2011, il n’est pas nécessaire d’augmenter la pression fiscale. Voici quant à nous, deux raisons qui motivent notre opposition.

La première :

La solidarité entre les différentes collectivités territoriales

Il faut savoir que pour nos communes, une des principales ressources fiscales est la taxe sur le foncier bâti. Le Conseil Général vote son budget bien avant les autres collectivités (commune, EPCI). En augmentant de manière très importante le taux du foncier bâti (+3.5% soit la plus importante hausse depuis 2006 !), le Conseil Général de Gironde bloque toute possibilité pour ces dernières d’optimiser leur principale ressource fiscale. Comment ignorer que c’est le même contribuable qui paye la taxe sur le foncier bâti à la commune, à la communauté de communes, au département. Les maires qui sont les élus les plus proches des citoyens savent bien que leur capacité contributive n’est pas extensible à l’infini.

En se servant le premier de manière impérieuse et abondante, le Conseil Général de la Gironde a fait sienne la maxime latine :

« Ego primam parten tollo, quoniam nominor léo » -> « Je prends la meilleure part, parce que je me nomme le lion », plus prosaïquement : je me sers, que les autres se débrouillent ! C’est une bien curieuse façon d’appréhender la solidarité et au final, les citoyens penseront que c’est leur commune qui a augmenté les impôts !

La deuxième :

Un choix politique

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Intervention de Liliane POIVERT lors de l'Assemblée Plénière sur le vote du taux.

Liliane_Poivert.jpgRESEAU TRANS GIRONDE – TRANSPORT SCOLAIRE - RÈGLES ET CRITERES DE PRISE EN CHARGE

Monsieur le Président,

Mesdames, Messieurs les Conseillers Généraux, Mes chers collègues,

Vous soumettez, cet après-midi, à notre vote la modification des règles et des critères de prise en charge concernant le transport scolaire pour l’année 2012.

Le Groupe Gironde Avenir s’oppose à l’établissement de cette nouvelle réglementation qui va largement contribuer au recul du transport scolaire au sein de notre département.

Cette nouvelle réglementation est particulièrement injuste, puisque les enfants les plus touchés sont CEUX dits, « hors secteur et hors dérogation ». CEUX qui sont contraints de ne pas respecter la carte scolaire définie par le département et qui ne font l’objet d’aucune dérogation ! D’autant plus, qu’il n’existe pas de correspondance entre les dérogations admises par l’Education nationale et celles du département. Les rapprochements de fratrie ne faisant pas partie des critères de dérogation du CG alors qu'ils sont pris en compte par l'Education Nationale.

Mes chers collègues, trouvez-vous normal qu’un enfant hors secteur, qui jusqu’à maintenant payait 210 € par an, doive désormais payer, avec cette nouvelle réglementation, 750 € par an.

Trouvez-vous normal, qu’une famille modeste ayant 3 enfants en classe primaire dont la maman n’a aucun moyen de locomotion, se voit redevable de 120 € x 3 soit 360 € pour que ses enfants puissent être scolarisés.

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mardi 27 mars 2012

Tempête pour une taxe

SO_27.03.12.jpgLe débat sur la fiscalité a donné lieu à une vive passe d'armes entre Jean-Marie Darmian (PS) et Yves d'Amécourt (UMP) sur fond de campagne électorale.

L'adoption du compte administratif ne donne en général pas lieu à des débats passionnés au Conseil général. Il s'agit en effet d'une procédure de validation d'un budget déjà voté l'année précédente avec quelques aménagements et précisions en prime. Mais à un moins d'un mois d'une échéance électorale aussi capitale que la présidentielle, le calme et la sérénité étaient illusoires dans la séance plénière d'hier. Surtout sur un sujet, la fiscalité, qui marque traditionnellement la césure entre la gauche et la droite, et particulièrement cette année.

Jean-Marie Darmian, le grand argentier d'un côté, Yves d'Amécourt, leader de l'UMP de l'autre se sont donc envoyé leurs chiffres à la figure. Le premier défendait sa volonté de contenir les dépenses de fonctionnement en soulignant « l'effet ciseau » qui menace les comptes en raison de l'accroissement des dépenses sociales, notamment la prestation compensatoire du handicap (+ 15 % en un an). Le second dénonçait une fois de plus des prestations insuffisamment financées et en profitait pour stigmatiser l'annonce par François Hollande d'embaucher des fonctionnaires supplémentaires, concluant son propos par cette sentence : « Les Girondins passent à la caisse sans raison valable ».

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Motion de soutien aux salariés de Cofinoga

XL_2_.jpgMOTION PRESENTEE PAR XAVIER LORIAUD - POUR LE GROUPE GIRONDE AVENIR EN SOUTIEN AUX SALARIES DE COFINOGA

Société créée en 1968 par les Nouvelles Galeries, Cofinoga est un établissement de crédit dont l'activité porte majoritairement sur la distribution et la gestion de cartes adossées a un crédit revolving et, pour une moindre part, sur la vente de crédit amortissable aux particuliers.

Elle emploie aujourd'hui en France 2500 salariés dans les sites de Paris, Mérignac (Gironde), Jurançon (Pyrénées-Atlantiques), ainsi que les agences basées dans les magasins Galeries Lafayette. A partir des années 1990, le capital de la société a connu des évolutions importantes.

En 1992, les Galeries Lafayette acquièrent la totalité du capital des Nouvelles Galeries, donc de Cofinoga qui en est une filiale captive, et lui confient la gestion de ses cartes gérées jusque là par L2F, filiale commune des Galeries Lafayette et de Cetelem. La contre partie de ce transfert une prise de participation de CETELEM chez Cofinoga. Les salariés sont alors plus de 1000. Cetelem, spécialiste du prêt à la consommation, entre dans le capital de Cofinoga en 1993. Les initiatives se poursuivent avec le lancement des premières cartes bancaires.

En 1995, les Galeries Lafayette lancent la holding LaSer (Lafayette Services). Cette création sera suivie en 1998 par celle de e-LaSer qui combine une double compétence marketing et technologique, dédiée à l’animation de la Relation Client, via notamment ses entités LaSer Contact, l’Échangeur et le GIE Recherche Haussman.

Cofinoga continue de renforcer sa position de leader dans le service clientèle et le crédit à la consommation avec la création, en 1998, de Médiatis, spécialisé dans le crédit en direct. Cette même année, la BNP entre dans le capital de Cofinoga à hauteur de 5 %.

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Intervention d'Yves d'Amécourt sur le Compte Administratif 2011

Yves_DA.jpgMonsieur le 1er Vice-Président, Monsieur le Vice-Président chargé des finances, Mes chers Collègues,

Voici notre avis sur le compte administratif.

- Le résultat global de clôture, le Fonds de roulement, est un excédent de 29 millions d’€uros (29033847 €), soit une hausse par rapport au Compte Administratif 2010 de plus de 8 millions d’€uros (8 639 487 €, + 42%).

- Le Compte Administratif 2011 est marqué par un recul des dépenses d’investissement par rapport au Compte Administratif 2010 de – 9,7 %.

- Au niveau du fonctionnement, on constate une augmentation des dépenses de 56 Millions d’€uros (+ 5%) par rapport à 2010. Ces dépenses sont principalement issues des dépenses sociales contraintes.

- Mais cette hausse est plus que compensée par l’augmentation dans le même temps des recettes de fonctionnement de 80 millions d’€uros (80,6 M€, + 6,5%).

- Cette balance positive au niveau du fonctionnement se traduit par une amélioration de l’Excédent Brut de + de 24 millions d’€uros (24,2 M€, + 18,9%).

- Cette embellie de l’excédent brut de la section de fonctionnement, conjuguée à un faible recours à l’emprunt entraîne donc une amélioration de la capacité de désendettement. En 3 ans, le Conseil Général est capable de rembourser sa dette ! C’est sans doute une des collectivités locales les moins endettée de France ! 3 ans pour se désendetter : la situation financière de notre collectivité est très bonne, et ne justifie pas, comme va l’expliquer Jean-Pierre Baillé, dans quelques instants, que l’on touche à la fiscalité des Girondins. Cette situation financière ne justifie aucunement, comme vient de l’expliquer Liliane Poivert, que l’on fasse supporter aux familles et aux communes, le poids du transport scolaire.

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lundi 26 mars 2012

Assemblée Plénière du Conseil Général sur Twitter

Aujourd’hui a lieu l’Assemblée Plénière du Conseil Général de la Gironde avec en particulier le vote du taux de fiscalité pour l’année 2012.

Une fois de plus la majorité socialiste n’a pas mis en place une retransmission en direct (ni a posteriori) de la séance.

Pour compenser un peu ce déni de transparence, le groupe d’opposition, Gironde Avenir, propose un live tweet depuis son compte Twitter @GirondeAvenir avec #cg33.

lundi 30 janvier 2012

Sud Ouest du 30/01/2012 : Le groupe Gironde Avenir proteste

SO_30.01.12.jpg

vendredi 27 janvier 2012

Mélange des genres !

Lettre aux Maires du groupe Gironde Avenir pour dénoncer un bien curieux mélange des genres:

Madame, Monsieur le Maire,

L’année 2012 qui commence est une année importante, comme toutes les années d’élection présidentielle. C’est l’occasion d’un débat entre les Français, d’un débat entre nos dirigeants et le peuple et d’un choix politique pour notre pays.

Le Président du Conseil Général a choisi ce début d’année pour aller à la rencontre des Maires afin d’expliquer le budget du Conseil Général de la Gironde. Ce faisant, il en profite pour dire tout le mal qu’il pense du gouvernement et participer ainsi, à sa façon, à la campagne présidentielle, avec le « pavillon de complaisance », du Conseil Général de la Gironde.

Il est accompagné dans ses déplacements par Jean-Marie Darmian, Vice-Président du Conseil Général en charge des Finances et des Moyens mais aussi candidat aux élections législatives de juin prochain, comme suppléant de Martine Faure.

Le groupe Gironde Avenir entend dénoncer cette participation du Conseil Général à la campagne des élections présidentielles, comme il le fit, dans les mêmes conditions lors de la campagne des élections régionales. Le Président confond ici, le Conseil Général de la Gironde et un parti politique.

Comme le prétexte donné à ces multiples réunions est celui du vote du budget, et bien que la ficelle soit un peu grosse, le groupe Gironde Avenir, souhaite, par la présente, vous faire part de quelques remarques.

En effet, en décembre dernier, le Groupe Gironde Avenir a voté contre le Budget Primitif 2012 du Conseil Général.

Notre démarche n’est pas à but électoraliste et ne vise pas à mettre en scène des candidats pour des élections proches mais à présenter de façon transparente nos choix politiques au sein du Conseil Général de la Gironde.

Il y a trois grandes raisons qui expliquent notre opposition au Budget Primitif 2012 voté en décembre dernier au Conseil Général :

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jeudi 29 décembre 2011

Xavier Loriaud revient sur le Budget Primitif 2012

Jean-Pierre Baillé revient sur le Budget Primitif 2012

mercredi 28 décembre 2011

Jacques Chauvet revient sur le Budget Primitif 2012

mercredi 21 décembre 2011

Sud Ouest : "Un budget marqué à gauche "

SO_21.12.jpgLe budget 2012 joue sur la relance par l'investissement sans rogner sur la solidarité mais avec une fiscalité en hausse.

Yves Lecaudey, le précédent vice-président aux finances du Conseil général, avait coutume de dire : « l'économie n'est ni de droite, ni de gauche », façon pour lui de signifier qu'elle obéit au principe de réalité. Et pourtant, à entendre son successeur Jean-Marie Darmian, qui présentait hier son premier budget pour l'année 2012, l'impression subsistait que l'économie était passée à gauche. Dans un contexte de crise, avec des dépenses sociales en hausse de 5 %, des recettes qui se réduisent (200 millions en moins de dotation d'État) et une ressource précieuse mais aléatoire (les droits de mutation sur le foncier bâti), le nouveau grand argentier a opté pour la « relance keynésienne », comme l'a souligné son collègue Gilles Savary.

Entendez par là que le Conseil général a donné la priorité à l'investissement (+5 %) « pour ne pas pénaliser les entreprises et l'emploi girondins » sans cependant rogner sur les dépenses de solidarité (RSA, personnes âgées, handicapés), forcément affectées par la hausse du chômage et le vieillissement de la population.

L'exercice était donc compliqué. À en juger par les applaudissements qui ont suivi l'intervention de Jean-Marie Darmian, aussi pédagogique et aussi mordant que son prédécesseur, l'examen a été réussi avec mention. Et à entendre quelques lapsus dans ses derniers propos, on sentait que l'effort intellectuel avait éprouvé l'orateur. Mais on ne gère pas un capital de 1,547 milliards d'euros comme on se promène sur une piste cyclable.

Un prix fiscal

Reste que cette « stratégie budgétaire » (expression de l'intéressé) a un prix. Il est fiscal. Darmian s'en est expliqué ainsi : « la fiscalité est un acte politique, la taxe une lâcheté ». Malgré la régulation des dépenses de fonctionnement et un recours modéré à l'emprunt, l'impôt départemental augmentera de 3,5 %, « la plus forte hausse depuis 2006 » releva le leader de l'opposition Yves d'Amécourt. Il la juge injustifiée pour quatre raisons : un niveau d'endettement jugé par lui « acceptable », des droits de mutation considérés comme « sous-estimés » (approuvé en cela par le communiste Jean-Jacques Paris, qui les évalue à 208 millions au lieu de 197 millions), l'existence de « poires pour la soif », enfin des investissements jugés insuffisants.

Et de réclamer de plus grands efforts dans la baisse des dépenses de fonctionnement et plus de transparence dans les actions du Conseil général.

Force est de constater que ces critiques apparaissaient plutôt mesurées, comme si la droite admettait la difficulté de l'exercice imposé. Du reste, sept conseillers seulement sur les treize de Gironde Avenir étaient présents pour voter contre ce budget, les communistes ayant suivi les socialistes (41 votes pour). Un signe que n'a pas manqué de relever Philippe Madrelle. La droite girondine avait été plus à son aise la veille en mettant le doigt sur un article mal fichu fixant la limite d'âge des personnes privées accueillant les vieillards ou les handicapés à leur domicile au-delà de 65 ans. C'était certes dans le but de ne pas léser les intéressés mais ce seuil apparaissait pour le moins curieux dans le débat actuel sur les retraites. L'opposition a obligé la majorité à rectifier le tir : ce fut sa plus grande réussite en deux jours.

Source : Sud Ouest du 21/12/11

Par Hervé Mathurin

Intervention d'Yves d'Amécourt sur le Budget Primitif 2012

Yd__A.jpgMonsieur le Président, Chers Collègues,

La crise mondiale et européenne que nous vivons actuellement, éprouve particulièrement nos concitoyens, augmentant le chômage et érodant le pouvoir d’achat des Français. Mais c’est aussi une terrible crise pour nos finances publiques qui met en péril la pérennité du système social français et de notre contrat social.

Ce constat personne ne le conteste. Oui la situation est grave et préoccupante !

Il est nécessaire dans de telles circonstances de faire preuve de solidarité entre les plus favorisés et ceux qui le sont moins.

Il est important que les élus vivent au diapason de la nation. Il est plus que jamais utile, nécessaire, indispensable, que les élus ne perdent pas le contact avec le peuple qu’ils représentent. Etre élu n’est pas un statut, c’est une mission.

Pour le faire, les responsables politiques de tous bords doivent tenir un discours de vérité, de cohérence et de pragmatisme, loin de toutes idéologies ou calculs électoralistes.

Pourtant, Monsieur le Président, nous avons entendu depuis 2 jours dans cet hémicycle des propos pour le moins surprenants et contradictoires. Il y a autour de vous des contorsionnistes, et aussi quelques jongleurs…

Alors que votre majorité départementale défend au niveau national le concept de « retraite » à 60 ans, vous aviez, hier, l’intention de modifier le règlement de l’accueil familial des personnes âgées et des personnes adultes handicapées en supprimant la limite de 65 ans pour exercer le rôle d’accueillant ! Heureusement vous avez une opposition vigilante…

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Intervention de Xavier Loriaud sur l'usage du MOX à Blaye lors du BP 2012

XL_2_.jpgMonsieur le Président, Chers Collègues,

Comme pour 19 communes proches du CNPE du Blayais, le Conseil Général de la Gironde a été saisi pour avis par le Préfet de la Gironde sur le dossier relatif à l’introduction du combustible MOX sur les tranches 3 et 4 du Centre Nucléaire de Production d’Electricité (CNPE) du Blayais.

Vous nous proposez de réaffirmer les préoccupations auxquelles nous souscrivons concernant le combustible MOX, telles que :

- Les impacts sur la santé des travailleurs, mais également des riverains ;

- Les impacts sur l’environnement, notamment sur un milieu fragile comme celui de l’estuaire de la Gironde ;

- Le risque d’accident, qui peut être lié à des risques naturels (inondations, évènements climatiques extrêmes…).

En conséquence, vous nous proposez d’émettre un avis réservé sur ce dossier.

Alors, mes chers collègues, je voudrai ici rappeler ce qu’est le MOX ; je serai le plus objectif possible. Mais l’objet de mon propos est d’informer dans une période où la désinformation fait parfois rage.

Le MOX est un combustible recyclé fabriqué à partir de plutonium issu des combustibles usés et d’uranium appauvri. Le terme MOX est l'abréviation de « Mélange d'OXydes » car le combustible MOX contient du dioxyde de plutonium et du dioxyde d'uranium appauvri.

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Intervention d'Yves d'Amécourt sur le règlement de l'accueil familial lors du BP 2012

Yd__A33.jpgMonsieur le Président, mes Cher(e)s Collègues,

Vous nous demandez de bien vouloir valider la modification de l’article 2 du règlement Départemental de l’Accueil Familial des Personnes Agées et des Personnes Adultes Handicapées.

Cet article 2, en quelques sorte, fixait à 65 ans, l’âge de la retraite pour les accueillants familiaux, en n’autorisant pas notre institution à renouveler un agrément après cet âge.

Et bien nous ne voterons pas cette modification pour deux raisons.

La première, est une raison de forme et de droit.

Vous nous demander de modifier l’article 2, sans modifier l’article 1er de ce même règlement qui stipule, je cite, que « la limite d’âge de l’accueillant au moment de la première demande est fixée avant la date anniversaire de ses 65 ans ». Ce faisant nous ferions une entorse au Principe Général du Droit communautaire, bien connu dans la fonction publique française, à savoir, l’égalité de traitement.

Ainsi, en votant cette modification, on autoriserait la poursuite d’une activité d’accueillant familial, au-delà de 65 ans, selon l’article 2, mais on interdirait le démarrage de cette activité au même âge selon l’article 1er.

La seconde raison, est une raison de fond.

L’accueil familial constitue une solution alternative à mi chemin entre le maintien à domicile et l’entrée en établissement d’hébergement collectif. Au-delà du seul hébergement, il s’agit d’offrir aux personnes accueillies un cadre de vie familial et sécurisant afin de lutter contre l’isolement. Être accueillant familial n’est pas une occupation bénévole ou caritative. Il implique un vrai engagement humain et altruiste, il s’agit d’un véritable métier, d’une vocation, nécessitant des actes professionnels.

Le règlement départemental de l’accueil familial de notre département, adopté le 31 mars 1997 (modifié le 29 avril 2011 pour tenir compte des modifications apportées à la formation initiale conformément aux textes en vigueur), est le fruit d’un travail collectif, inspiré et nourri d’expériences de personnes qui sont confrontées quotidiennement à la réalité du terrain.

La limite d’âge de 65 ans est apparue comme la réponse la plus adéquate aux difficultés auxquelles l’accueil familial est confronté. Elle est le fruit d’une évaluation objective des situations rencontrées par les agents du Bureau de l’Accueil Familial de notre département.

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Intervention de Xavier Loriaud sur le règlement financier des subventions lors du BP 2012

XL.jpgMonsieur le Président, mes Cher(e)s Collègues,

Avec la mise en œuvre du Coefficient Départemental de Solidarité nous allons instaurer une modulation des aides départementales pour mieux lutter contre les inégalités sociales et territoriales.

On ne peut que partager la mise en place de cet outil de rééquilibrage dont le mode de calcul est soumis aux règles de la transparence.

Si vous souhaitez réellement faire progresser les objectifs de solidarité et d’équité qui animent l’ensemble des politiques départementales, vous devez aussi renforcer l’objectif d’impartialité pour le traitement des dossiers de demande de subvention. Celui-ci doit être irréprochable et doit rentrer dans une démarche parfaitement équitable pour nos partenaires que sont les communes, les EPCI et les syndicats.

Pour ces raisons, je vous ai proposé lors de notre dernière assemblée plénière :

- d’instaurer un délai maximum de réponse et une véritable traçabilité des dossiers,

- de lancer le chantier de la certification du dispositif d’attribution des subventions aux communes et à leur groupement, dans le cadre de la norme ISO 9001, afin de garantir l’harmonisation des pratiques. Ceci traduirait la volonté de s’inscrire dans la modernité et dans le cadre d’une démocratie irréprochable.

De 2007 à 2010, le Conseil Général de la Gironde a versé en moyenne la somme de 88 Millions d’€uros par an de subvention d’équipement.

Bien que ce soit des dépenses non obligatoires pour lesquelles nous n’avons aucune contrainte légale, nous avons l’obligation de redistribuer cet argent public, avec le plus grand soucis d’équité en mettant en œuvre des procédures qui garantissent un traitement équitable pour toutes les communes de Gironde.

Lors de notre dernière plénière le 24 octobre en réponse à l’amendement que j’avais formulé au nom de notre groupe, notre collègue Jean-Marie DARMIAN avait proposé de repousser celui-ci en attendant qu’une étude sérieuse soit effectuée.

- Qu’en est-il de cette étude ?

- A-t-elle été lancée ?

- Quand aurons-nous les conclusions nous permettant de débattre des modalités à mettre en œuvre ?

Je vous remercie,

Xavier Loriaud

Intervention de Jean-Pierre Baillé sur les GPSO lors du BP 2012

Jean-Pierre BailléMonsieur le Président, Chers Collègues,

La dernière fois que j’ai eu l’honneur de m’exprimer sur le sujet de la LGV, c’était ici même lors du BS 2010 et je l’avais fait au nom du groupe Gironde Avenir.

Nous vous avions, Monsieur le Président, apporté notre soutien ce qui, d’un point de vue arithmétique, ne présentait guère d’importance bien que sur ce sujet, quelques voix de la majorité vous aient fait défaut. Mais ceci était l’illustration de notre volonté de rester constructif lorsque l’intérêt général est en cause. Cet engagement pour nourrir 3 ambitions au bénéfice de la Gironde : un développement économique et des emplois à la clé, une contribution à la prise en compte de l’environnement dans notre action publique et enfin faciliter les déplacements de demain que l’on soit chef d’entreprise, salarié ou encore sur les bancs de l’école.

Naturellement, la crise, l’environnement financier et les incertitudes budgétaires qui en découlent, hypothèquent lourdement la réalisation de cette infrastructure. Mais cela n’exclue pas une démarche du Conseil Général visant à se positionner pour parer à toute éventualité, d’autant que la proposition dont je suis porteur ne mettra pas à contribution le Budget qui nous est présenté ce jour.

En effet, adepte du vieil adage : scripta manent, verba volent (les écrits restent, les paroles s’envolent), il me semble que le temps est venu de sceller dans le marbre d’un accord global, les engagements des uns et des autres. Certes il est important de dresser la liste des sujets de préoccupation, de dresser les inventaires mais il me paraît essentiel de le faire sous forme de synthèse, base d’un véritable contrat d’engagement. On peut en autre sujet y retrouver trois volets :

les questions foncières, les questions environnementales (y compris les alimentations électriques), ainsi que tous les rétablissements (DFCI, hydraulique, voies de circulation ….)

Concernant le Sud Gironde plus particulièrement, deux projets doivent se concrétiser :

Le premier est intimement lié à la halte SRGV.

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mardi 20 décembre 2011

Intervention de Jacques Chauvet sur la Politique Ostréicole lors du BP 2012

Jacques ChauvetMonsieur le Président, Mes Chers Collègues,

Pour les fêtes, vous allez déguster, je l’espère, des huîtres du Bassin d’Arcachon bien sûr. J’ai aussi une pensée pour les ostréiculteurs bretons qui luttent encore pour protéger leurs parcs d’une nième marée noire …

Même si les produits seront d’une extrême qualité, la profession cette année encore, n’a pas été épargnée, avec des difficultés à relever à court et à long termes.

La Mortalité tout d’abord :

En effet, pour la quatrième année consécutive, elle touche lourdement les jeunes huîtres. Il faut aujourd’hui mettre 3 à 4 huîtres en production pour en commercialiser une. Le constat global est celui-ci : plus de 65% des naissains captés en 2010 sont morts (58% en 2009).

La quasi absence de captage ensuite :

Les années 2007- 2009 – 2010 - 2011 sont très déficitaires en captage. Cela occasionne de nombreuses interrogations sur les raisons provoquant ce manque de naissains : température, antifouling, pesticides ?... Les écloseries ont elles-mêmes été touchées par une mortalité réduisant de façon très forte l’offre disponible. A tel point que certains ostréiculteurs reçoivent aujourd’hui en retour, le chèque destiné au paiement de leurs commandes, annulées par manque de produit.

Vous le comprenez bien, l’équation est compliquée, la récurrence des mortalités et des faibles captages ainsi que les difficultés à acquérir des huîtres d’écloserie, font que la situation est de plus en plus tendue.

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lundi 14 novembre 2011

Communiqué de presse : Inauguration du nouvel immeuble Gironde mais toujours pas de décentralisation !

Un immeuble de plus à Bordeaux, et toujours un manque de personnel et de moyens sur les territoires girondins…

Demain, mardi 15 novembre, sera inauguré le nouvel immeuble « Gironde » du Conseil Général de la Gironde.

Ce nouveau haut-lieu de la bureaucratie départementale aura coûté près de 60 millions d’euros aux contribuables girondins.

Cet immeuble, d’une surface totale de 22 000 m², abritera seulement 750 agents, sur les 6500 agents que compte le Conseil Général de la Gironde.

L’immeuble est doté d’un immense atrium de 1000 m² principalement consacré aux fêtes et cérémonies du Conseil Général de la Gironde et d’un amphithéâtre de 250 places qui pourra accueillir tous les futurs Conseillers Territoriaux d’Aquitaine.

60 millions d’euros, c’est une infrastructure plus chère que le futur Centre Culturel et Touristique du Vin, c’est 25% du coût du futur Grand Stade, c’est 37% du coût du Pont Bacalan-Bastide, c’est environ 100 kilomètres de routes départementales.

Le but avoué de cet équipement est d’économiser des loyers en devenant propriétaire.

Le groupe Gironde Avenir ne remet pas en cause l’intérêt d’économiser les coûts de la location de bureaux à Mériadeck, mais pense que ce déménagement aurait dû se faire dans une logique de décentralisation des services et de redéploiement du personnel du Conseil Général vers les territoires et vers les quartiers.

Nos territoires manquent cruellement de personnels et de bâtiments notamment dans le domaine social !

A l’heure où le Parti Socialiste se veut le défenseur de la décentralisation au niveau national, il ne montre pas l’exemple en Gironde où les services du Conseil Général n’ont jamais été autant centralisés.

La décentralisation, c’est se rapprocher du citoyen. C’est développer les services dans les cantons ruraux, dans les quartiers urbains, et non sanctuariser les moyens, les procédures et les personnels dans de grands immeubles qui abritent les administrations centrales, bien loin du terrain.

Décentraliser c’est se rapprocher du peuple et équiper les territoires. Mais en Gironde, la décentralisation s’est arrêtée en chemin, dans la ville centre…

Prochaine étape : l’installation de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) dans l’immeuble « La Croix du Palais ».

jeudi 3 novembre 2011

Commission des finances au Conseil Général : 62 Millions d'€uros de recettes supplémentaires sur le budget 2011 !

Yves_DA.jpgArticle d'Yves d'Amécourt suite à la Commission des Finances du 21/10/11 au Conseil Général :

Cet après midi nous étions réunis en commission des finances pour préparer la "DM2" (Décision Modificative n°2). C'est à dire le deuxième ajustement de l'année sur le budget 2011 adopté en décembre 2010.

Cette "DM2" révèle des recettes supplémentaires de 62 Millions d'€ depuis le Budget Primitif de décembre dernier ! Alors qu'en décembre 2010, la majorité Socialiste avait fait voter pour équilibrer le budget, une hausse d'impôts de 4,4 Millions d'€... Nous avions donc eu raison de voter contre !

Recettes supplémentaires, baisse de l'investissement... Le Grand Stade et le Centre Culturel et Touristique du Vin auraient donc pu être inscrit au budget du Conseil Général de la Gironde, sans le déséquilibrer, et sans augmenter la fiscalité des Girondins ! Il n'est peut-être pas trop tard...

Une Décision Modificative n°2 est en principe un ajustement budgétaire de faible ampleur. Cette année, c’est en effet le cas pour les dépenses de fonctionnement (+ 1,3 M€ depuis le Budget Supplémentaire (BS) mais pour le reste on constate d’importantes modifications qui impliquent des décisions et des choix politiques.

Ainsi les recettes de fonctionnement augmentent depuis le BS de + 31,8 M€, ce qui entraîne également une forte amélioration de la capacité d’autofinancement (+ 30,4 M€ depuis le BS). Dans le même temps, les dépenses d’investissement affichent une baisse de 9,9 M€.

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