Monsieur le Président, Chers Collègues.
Vous nous demandez, Monsieur le Président, de valider la participation du département au projet L.G.V.
Au nom de nos collègues du groupe Gironde Avenir, et en qualité d’élu local dont la collectivité est très impactée par ce projet, voici notre position sur ce sujet.
Comment les élus locaux peuvent-ils ne pas entendre la colère de celui qui voit son airial saccagé par la L.G.V. ?
Comment ne pas comprendre, lorsque l’on a plus de 50 permis de chasse à son actif, la révolte de celui qui voit sa palombière, objet de sa passion, détruite par la L.G.V. ?
Comment, lorsque l’on a choisi de vivre en Sud Gironde, comme c’est mon cas, pour la qualité de vie, de l’environnement, de la quiétude, ne pas s’effrayer du vacarme de la L.G.V. ?
Comment ignorer que nos communes, notre forêt, nos paysages ont déjà été affreusement balafrés par l’autoroute et le gaz ?
Demander à un élu local de valider le soutien financier à la cause de tous ces maux, c’est Monsieur le Président, lui demander en quelque sorte de se tirer une balle dans le pied.
D’autant plus que le maître d’ouvrage R.F.F. ? pour le choix du tracé, s’est livré en matière de concertation à un exercice de style. Pour avoir participé à toutes les réunions, je dois témoigner de ce simulacre. Nous avons la conviction, tous les élus, que le tracé était décidé depuis le début.
Et pourtant, notre devoir nous commande d’aller au-delà de ces constats. Il est, me semble-t-il, trois impératifs.
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